Architecture

L’institut franco-japonais du Kansai, situé en plein centre des écoles, est le témoin et l’acteur d’un passé riche en échanges culturels. Malgré son style et sa dimension, la fréquentation de cet équipement est en perte de vitesse, en grande partie du fait de son délabrement.
Le projet de rénovation de ce bâtiment de 1936 s’inscrit dans une volonté de le transformer en outil de travail moderne pour offrir aux étudiants japonais une antichambre de la France. L’institut rénové doit être un espace d’échanges qui prépare l’avenir.

Notre ambition est de créer un projet du XXI siècle tout en conservant un bâtiment représentatif d’un passé solide fondé sur une culture d’influence. Le visiteur doit savoir avant de franchir le seuil du bâtiment qu’il va découvrir une France tournée vers l’avenir. Ainsi notre démarche architecturale s’articule autour de différentes propositions d’aménagement urbain et architectural qui accompagnent les visiteurs de la rue jusqu’à l’intérieur de l’institut.

L’analyse du site aura donc été l’une des premières phases de notre étude. L’institut, de par son emplacement au c?ur du centre universitaire est facilement accessible de tous les points de la ville de Kyoto. Mais son orientation sur le terrain ne permet pas une bonne visibilité de la façade principale depuis la rue. En effet les constructions avoisinantes masquent, particulièrement au sud, les points de vue qui permettraient d’appréhender facilement ce bâtiment. Pour remédier à cette situation notre projet prévoit le retournement de la façade principale sur la rue par un élément architecturé qui lui apporte une nouvelle emprise urbaine et qui apporte un élément moderne nécessaire à l’entrée de l’institut dans une nouvelle ère. Cette façade de verre suspendue dans l’air par des mats qui reprennent la séquence structurelle du bâtiment créé ainsi une nouvelle perspective pour les futurs utilisateurs.

Ce traitement extérieur s’accompagne par des retouches ponctuelles de la façade afin de traduire à l’extérieur les nouvelles fonctionnalités intérieures, toujours dans le respect du cadre architectural. Les mutations intérieures se définissent par un fonctionnement optimisé (gestion de l’espace) et un aménagement hi-tech.

L’entrée principale du bâtiment est redimensionnée afin d’éviter les longs couloirs de circulation. Toute la distribution des services offerts par l’institut, la médiathèque, la salle Inabata, la cafétéria, et l’escalier principal, se font dans un hall d’accueil circulaire autour de la statue de Mr INABATA, instigateur en 1936 du projet de l’institut Franco-Japonais. Ainsi le projet possède donc une entrée unique au sud pour le personnel et les visiteurs (controle du trafic / sécurité) et une entrée de service faisant office de sortie de secours.
L’étude de la médiathèque a abouti à un scénario qui joue avec la volumétrie de l’ensemble du projet. Cet élément, atout principal du nouvel institut, s’organise de manière verticale avec son accès dans le hall principal. Son emprise s’étend ainsi du B1 au R+1. Cet équipement, par son emplacement et par son architecture spécifique, apporte un élément hi-tech fort au c?ur du projet.

L’histoire de la France et sa présence historique au Japon continue avec un mouvement d’avant-garde architectural pour rester au contact avec les jeunes japonais. Cet équipement leur donnera le gout de la communication avec la France et ses chefs d’?uvres d’hier et d’aujourd’hui.

Travaux antisismiques

La structure du bâtiment a 70 ans et manque de puissance et de flexibilité pour résister aux tremblements de terre. Il est évident que la performance structurelle n'est pas conforme aux normes antisismiques actuelles et le bâtiment pourrait être endommagé serieusement en cas de tremblement de terre d'une magnitude importante.

La structure proposée a pour but de réduire les risques d'endommagement des façades et empêcher l'écroulement du bâtiment après un tremblement de terre d'une grande magnitude. Pour obtenir ces résultats la structure sera renforçée avec de nouveaux murs structurels dans les deux directions. De nouveaux panneaux en acier seront donc boulonnés à trois angles du bâtiment excepté à l'angle de la médiathèque. Quelques murs structurels internes seront remplacés par de nouveaux murs en béton-armé pour équilibrer l'ensemble du bâtiment.

La façade de la médiathèque est derrière celle existante et détachée de celle-ci. Les dalles sont donc soutenues par une structure métallique pour pouvoir garder la transparence de l'élément cube-médiathèque.

Bien que les nouveaux murs structurels suffiront à rétablir l'équilibre antisismique et la rigidité du bâtiment, une certaine flexion du bâtiment pourrait avoir lieu accompagnée d'une rotation des murs. Pour prévenir ce danger tous les poteaux internes seront renforçés avec un tissu en fibre de carbon laminé avec de la résine incombustible. Ce mélange ultra reesistant emprisonnera le béton donnant ainsi aux poteaux la force nécessaire pour résister aux puissantes descentes de charges crées pendant et après les tremblements de terre.

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